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Plumitzers de décembre spécial Magicien d’Oz

Nous sommes de retour avec une nouvelle sélection d’histoires de nos jeunes artistes, pour les plumitzers de décembre. Ce mois-ci, nous avons sélectionné des écrits autour du Magicien d’Oz, histoire incontournable du mois de décembre 2021 sur Plume !

Nous en profitons pour vous rappeler que le concours autour des défis du Magicien d’Oz est toujours en cours ! Le grand gagnant sera annoncé le 3 janvier, alors à vos claviers sur Plume !

En attendant, voici les premiers écrits qui ont déjà retenu notre attention, sur l’histoire du Magicien d’Oz ainsi que sur les défis !

Chapitre 1

Illustration tirée du Magicien d’Oz, chapitre 1, Plume

Dorothée vivait au milieu des vastes plaines du Kansas avec son oncle Henri, qui était fermier et sa tante Em. Tout autour d’elle était gris. Pas un arbre, pas une construction ne se dressait dans l’immensité du paysage plat qui s’étendait à perte de vue. Le soleil avait cuit la terre labourée jusqu’à en faire une masse grise. Même l’herbe, grillée par le soleil, n’était pas verte. La maison, autrefois peinte, était grise et terne, comme tout ce qui l’entourait. 
Lorsque tante Em, nouvellement mariée, s’était installée là, elle était jeune et jolie. Le soleil et le vent l’avaient transformée, elle aussi. Ils avaient remplacé l’étincelle de son regard et le rose de ses joues par une note de gris sombre. Devenue maigre et émaciée, elle ne souriait plus jamais. Quand Dorothée, qui était orpheline, était venue vivre avec eux, tante Em avait été saisie par le rire de l’enfant.

Oncle Henri, lui, ne riait jamais. Il travaillait dur du matin au soir et ne savait pas ce qu’était le plaisir. Lui aussi était gris, de sa longue barbe à ses bottes d’homme simple. Il avait un air grave et sévère et parlait peu. C’était Toto qui faisait rire Dorothée et l’empêchait de devenir aussi grise que tout ce qui l’entourait. Ce chien noir, avec de longs poils soyeux et des petits yeux noirs qui pétillaient gaiement, passait ses journées à jouer. Dorothée s’amusait avec lui et l’aimait beaucoup.

Un jour, ils entendirent la plainte du vent au nord ; oncle Henri et Dorothée virent les hautes herbes se coucher par vagues sous la tempête qui enflait. Ensuite, ils distinguèrent un sifflement aigu venant du sud. Brusquement, oncle Henri se leva : « Il y a un cyclone qui arrive, Em ! » Puis, il courut vers les étables. Tante Em vint à la porte de la maison. Au premier coup d’œil, elle perçut l’imminence du danger : « Vite, Dorothée, cria-t-elle, cours te mettre à l’abri ! » Toto, son chien, s’échappa des bras de Dorothée et alla se cacher sous le lit. La petite fille se précipita pour le rattraper. 
Il se passa alors une chose étrange. La maison tourna sur elle-même deux ou trois fois et s’éleva lentement dans les airs. Dorothée eut l’impression d’être à bord d’une montgolfière…

À toi de jouer !

Décris la tempête et raconte comment le cyclone emporte la maison dans les airs.

Baptiste, 8 ans

La tempête est gigantesque. Tout autour d’elle, les toits, les récoltes et même les animaux s’envolèrent et disparurent dans le tourbillon infernal. Quand la tempête arriva à la maison de Dorothee, la toiture et le mobilier furent aspirés par le cyclone.
Et la maison, elle aussi, disparut dans le tourbillon.

Bravo pour cette très belle description !

Chapitre 4

Illustration tirée du Magicien d’Oz, chapitre 4, Plume

« Vous êtes le bienvenu parmi nous ! », dit aimablement l’Épouvantail. Et Dorothée ajouta qu’elle serait ravie d’avoir sa compagnie. Le Bûcheron-en-fer-blanc mit donc sa hache sur son épaule et ils traversèrent tous la forêt pour retrouver la route pavée de briques jaunes.

Soudain, la forêt retentit d’un formidable rugissement et l’instant d’après, un Lion bondit sur la route. D’un coup de patte, il fit valser l’Épouvantail, puis il donna au Bûcheron-en-fer-blanc un coup de ses griffes acérées. Quant au petit Toto, il courut vers le Lion en aboyant ; la grosse bête s’apprêtait à le mordre quand Dorothée, craignant le pire pour Toto, se précipita et, de toutes ses forces, donna une tape sur le museau du Lion, en s’écriant :
« Vous osez mordre Toto ! Vous devriez avoir honte, une grosse bête comme vous, de mordre un pauvre petit chien ! Vous n’êtes qu’un gros poltron.
– Je sais, dit le Lion. Mais qu’y puis-je ?
– Cela n’est pas bien du tout. Le Roi des Animaux ne devrait pas être un poltron, dit l’Épouvantail.
– Je sais, répliqua le Lion en essuyant du bout de sa queue une larme qui perlait. C’est le drame de ma vie.
– Avez-vous de la cervelle ? demanda l’Épouvantail. Je vais voir Oz le Grand pour lui demander de m’en donner, fit remarquer l’Épouvantail.
– Et moi, je vais lui demander de me donner un cœur, dit le Bûcheron.
– Et moi, je vais lui demander de me renvoyer avec Toto au Kansas, ajouta Dorothée.
– À votre avis, Oz pourrait-il me donner du courage ? demanda le Lion Poltron.
– Pourquoi pas, dit l’Épouvantail.

– Dans ce cas, je vais vous accompagner, dit le Lion.
– Vous êtes vraiment le bienvenu, répondit Dorothée, car vous allez nous protéger des autres bêtes sauvages. »

À toi de jouer !

Imagine quel piège la Méchante Sorcière de l’Ouest a pu placer sur la route et raconte comment les personnages s’en sortent.

Cassandre, 7 ans

Ils se remirent en chemin quand soudain, ils entendirent des pas lourds derrière eux. Dorothée se retourna, mais ne vit rien.
Une ombre passa devant elle. Elle frissonna de peur. Puis un fantôme apparut devant la petite troupe. Dorothée, qui avait très peur, donna un coup de pied au fantôme. Mais au lieu de lui faire mal, le pied de Dorothée transperça le fantôme.
Le Lion, malgré sa peur, donna des coups de griffes, mais cela traversa encore le fantôme.
Dorothée dit : « Je sais, il faut lui souffler dessus de toutes nos forces ! Les fantômes n’aiment pas le vent. » Alors, ils soufflèrent, soufflèrent si fort que le fantôme disparut. Ainsi, ils purent continuer leur route tranquillement.

Quelle idée ingénieuse que de souffler sur le fantôme ! Bravo Cassandre !

Tom, 8 ans

Les quatre amis se remirent en marche quand soudain, un serpent sortit de derrière un buisson.
« Vous allez voir le Grand Oz ? demanda le serpent. Je connais un raccourci, je peux vous y conduire !
– Avec plaisir ! », s’exclama Dorothée.
Ils commencèrent à suivre le serpent mais l’épouvantail se méfiait.
« Je pense qu’on ferait mieux de suivre les briques jaunes ! dit-il.
– Tu as raison, répondit Dorothée, nous ferions mieux de suivre les briques jaunes. »

Reprendre la figure du serpent qui détourne du bon chemin, est une très bonne idée !

Maxime, 11 ans

La Sorcière de l’Ouest fit apparaître une énorme faille où un torrent d’eau s’écoulait. Pour y arriver, Dorothée monta sur le Lion et le Lion sauta par-dessus le précipice, puis il fit pareil pour l’Épouvantail. Quant au Bûcheron, il était trop lourd, donc il coupa des arbres pour en faire un radeau. Enfin, il réussit à traverser.

L’idée du piège est bien trouvée et ton plan est vraiment ingénieux, bravo !

Chapitre 7

Illustration tirée du Magicien d’Oz, chapitre 7, Plume

Ils entendirent une voix qui disait, solennelle :
« Je suis Oz, le Grand et le Redoutable. Pourquoi voulez-vous me voir ? »

Le Lion Poltron crut bon d’effrayer le Magicien ; il poussa donc un rugissement si terrible que Toto, alarmé, sauta de côté et culbuta contre un paravent qui s’écroula. Le fracas de sa chute attira leurs regards et ce qu’ils virent les remplit tous de stupeur. À l’endroit même que leur avait caché le paravent, se tenait un petit vieillard chauve qui semblait aussi étonné que les voyageurs. Le Bûcheron, levant sa hache, se rua vers le petit homme en criant :
« Qui êtes-vous ? Vous n’êtes donc pas un Grand Magicien ?
– Chut ! Mon enfant, dit-il, ne parlez pas si fort ; si l’on vous entendait, ce serait ma perte. Tout le monde me croit un Grand Magicien.
– Et vous n’en êtes pas un ? demanda Dorothée.
– Pas le moins du monde, chère petite. Je ne suis qu’un homme ordinaire.
– Oh ! Vous êtes plus que cela ! dit l’Épouvantail d’un ton d’amer reproche. Vous êtes un charlatan. Mais c’est une catastrophe ! Je n’aurai jamais de cervelle, alors ?
– Ni moi de courage ? demanda le Lion.
– Ni moi de cœur ? gémit le Bûcheron en larmes.
– Mes chers amis, dit Oz, je vous en prie, oublions ces vétilles. Pensez plutôt à moi, et à l’embarras où me place votre découverte. Je vais vous raconter mon histoire. Un jour que je montai dans un ballon, les cordes s’entortillèrent de telle sorte que je ne pus plus redescendre. Le ballon s’éleva au-dessus des nuages, un fort courant d’air l’entraîna à des lieues et des lieues de là. J’errai dans le ciel flottant au-dessus d’une contrée étrangement belle. Je me retrouvai au milieu d’un peuple étrange, qui, me voyant débarquer des nuages, me prit pour un Grand Magicien. Je les laissai croire, car cela leur inspirait crainte et respect. Pour me distraire et donner de l’ouvrage à ce bon peuple, je leur ordonnai de construire cette Cité et mon Palais, ce qu’ils exécutèrent de bon cœur et avec talent. Je n’ai guère les dons d’un magicien, je vous l’ai dit.
– Et moi, dit Dorothée, comment vais-je rentrer au Kansas ?
– Nous allons examiner la question, répliqua le petit homme. Laissez-moi deux ou trois jours pour y réfléchir, et j’essaierai de trouver un moyen. Entre temps, vous serez traités comme mes hôtes, et durant votre séjour au Palais, mon peuple vous servira et obéira au moindre de vos désirs. En revanche, étant donné la situation, je ne vous demande qu’une chose, pour ma propre sûreté : gardez mon secret. »

À toi de jouer !

Raconte le retour de Dorothée chez elle au Kansas.

Eneko, 8 ans

Quelques jours plus tard, Oz expliqua à Dorothée comment elle allait rentrer chez elle. Il lui dit alors :
« J’ai retrouvé le ballon avec lequel je suis arrivé ici, on va l’accrocher à ta maison, puis elle va pouvoir s’envoler jusqu’au Kansas.
Dorothée se mit en route, accompagnée de Oz et de Toto, pour se rendre à sa maison et y attacher le ballon. La route fut longue et semée d’embûches. Une fois arrivés, Dorothée, heureuse, se mit à attacher le ballon à la maison, puis le gonfla. Une fois le ballon gonflé, Dorothée et Toto montèrent dans la maison en disant au revoir à leur ami Oz. La maison décolla en direction du Kansas.

L’idée d’attacher la maison à un ballon est excellente ! De plus, tu réutilises les éléments existants du texte original et tu te les appropries : bravo !

Yvo, 11 ans

Trois jours après, le Magicien eut une idée en tête. Il demanda à Dorothée et ses amis de le suivre. Et il dit :
« Voilà ce que tu vas faire : tu vas monter dans mon ballon et tu te laisseras envoler dans le ciel. Surtout, ne touche pas aux fils. »
Dorothée dit au revoir à ses amis, se mit dans le ballon et s’envola. Le lendemain, elle se réveilla et vit qu’elle était sur la cheminée. Elle descendit avec Toto, bien sûr, et commença un projet.
Une semaine après, quand elle termina son projet, elle le planta dans la plaine. Il était décoré : il tenait une hache dans sa main de paille et avait une crête comme un lion.

Tu as fait preuve de créativité avec l’idée du ballon qui s’envole et s’accroche sur la cheminée, tel le père Noël. Nous avons adoré le projet de Dorothée de faire un épouvantail avec une hache et une crête de lion, en souvenir de ses amis d’Oz !

Défis

Le Magicien d’Oz

Défi sur le Magicien d’Oz, « Le Magicien d’Oz », Plume

Tu es face au Magicien d’Oz. Tu crois qu’il a des pouvoirs très puissants. Que lui demandes-tu ?

Jeanne-Mathilde, 10 ans

« Cher Magicien d’Oz, je sais que tu es très puissant, alors j’aimerais te demander si tu serais assez gentil pour faire de mes vœux une réalité. J’aimerais de la chance car je perds souvent dans les jeux d’hasard. Et puis toi, tu as de la chance, tu vis dans un monde féérique. Je souhaiterais aussi des pouvoirs magique comme Athéna ou Artémis. Mais tu seras toujours le plus puissant, car si tu veux bien exaucer mon vœu, j’appartiendrai au monde de la mythologie grecque. J’espère que tu vas exaucer mes vœux. »

Ton récit était amusant, avec les références aux jeux d’hasard, ainsi que celles mythologiques.

Lisa, 12 ans

« Il paraît que vous avez des pouvoirs extraordinaires, donc, voici ce que j’aimerais : je voudrais avoir des ailes pour voler dans le ciel, cela serait pratique pour me déplacer. Je souhaiterais pouvoir devenir invisible quand ça me chante, pour que je puisse toujours gagner quand je joue à cache-cache, et que mes parents ne puissent pas me gronder. Enfin, j’aimerais pouvoir respirer sous l’eau, pour mieux voir les poissons. Voilà ce que je voudrais, ce ne sont que trois vœux, mais c’est déjà beaucoup pour moi. Pourrez-vous les exaucer ? »

Reprendre les trois vœux, comme avec un génie, était un très beau clin d’œil. Bravo !

La Gentille Sorcière du Sud

Défi sur le Magicien d’Oz, « La Gentille Sorcière du Sud », Plume

Décris la Gentille Sorcière du Sud. À quoi ressemble-t-elle ? Où vit-elle ? Quelle est son histoire ?

Mélusine, 9 ans

Un sourire incroyable illumine son visage. Ce sourire est comme un lustre. Elle est belle comme un soleil qui brille. Elle est magnifique et porte une robe belle et soignée.
Quelle belle jeune femme !

Ta comparaison du sourire avec le lustre est drôle et originale !

Les Munchkins

Défi sur le Magicien d’Oz, « Les Munchkins », Plume

Anaé, 12 ans

C’étaient les vacances de Noël et nous avions décidé avec ma famille de le passer dans le village des Munchkins. Un matin, un Munchkin vint me voir, affolé, et me dit :
« Tous les cadeaux de Noël ont disparu ! »
Sur le coup, je ne compris pas très bien ce qui s’était passé, jusqu’à ce que le Munchkin m’emmène vers le sapin de Noël, où était normalement les cadeaux. Il me montra la scène où avait eu lieu cette disparition étrange. Toutes les décorations étaient détruites : le sapin géant penchait ; aucune des boules de Noël n’était restée intacte ; les guirlandes n’étaient même plus à leur place (comme toutes les autres décorations que les Munchkins avaient installées). Mais le pire, c’était qu’il y avait écrit « Mauvais Noël » en grand et en rouge sur leur magnifique étoile.
J’approchai vers le sapin pour voir les dégâts, et je remarquai qu’il y avait de la cendre par terre. J’en pris un peu dans mes mains. Je remarquai que ce n’était pas de la cendre, mais de la poussière d’étoile. Je compris que c’était la méchante sorcière qui avait volé les cadeaux. La matinée des Munchkins était triste, mais je leur promis de retrouver leurs cadeaux pour passer une belle fête.

Quelle imagination ! Tu as écrit un beau récit, nous avons particulièrement aimé l’inscription du « Mauvais Noël » sur l’étoile ! Le coupable ne serait-il pas le Grinch ?

Augustin, 12 ans

C’étaient les vacances de Noël et nous avions décidé, moi et ma famille, de passer les vacances au village des Munchkins. En sortant de l’aéroport, quand je descendis les trois dernières marches de l’avion, un lutin tout petit se jeta sur moi et me dit d’une voix fluette :
« Il faut que tu m’aides, tous les jouets de Noël ont disparu. »
Tout à coup, un énorme avion noir passa au-dessus de nos têtes en faisant voler nos manteaux.
« C’est cet avion qui les a volés, dit-il, il est passé ce matin et les a tous volés. Nous ne l’avons pas très bien vu, mais nous pensons que c’est le père Munchard, le grand ennemi du père Noël, qui les a volés.
– Attendez-moi ici », dis-je à mes parents et au petit lutin.
Je me dirigeai vers le hangar de l’avion et je pris des pièces de toutes sortes dedans : des petites, des grandes, des rondes. Pendant quelques minutes, je me mis à fabriquer un gros objet avec toutes les pièces que j’avais trouvées.
Ensuite, je retournai voir mes parents. Je demandai au lutin s’il savait où habitait le père Munchard.
« Il habite dans la grande montagne en face », me dit-il.
Nous nous y rendîmes illico, grâce aux traîneaux du lutin. Une fois arrivés, je dis à mes parents et au lutin de rester sur la route, à quelques mètres de la maison. Celle-ci était toute noire et grise, et n’était pas du tout accueillante. Je me postai à la fenêtre et sortis de ma poche l’objet que j’avais fabriqué à l’aéroport, qui était en fait un aspirateur à cadeaux. Il les aspirait tous jusqu’au dernier. Je les donnai au lutin qui les prit en me remerciant mille fois. C’étaient les meilleures vacances que j’ai jamais passées !

Nous avons adoré l’aspirateur à cadeaux, c’était vraiment original ! Bravo !

C’est tout pour ce mois-ci ! Nous espérons que ces histoires vous auront autant plu qu’à nous ! Nous avons hâte de lire celles du mois prochain. En attendant, n’hésitez pas à découvrir ou redécouvrir aussi les Plumitzers de novembre, sur la qualité de l’air !

Pour les enfants qui n’ont pas encore écrit leur histoire sur le Magicien d’Oz ou bien participé aux défis, c’est par ici ! Découvrez également 5 anecdotes incroyables sur le Magicien d’Oz, ainsi que des ateliers de bricolage à faire en famille, sur le thème d’Oz.

Très belles fêtes à vous et joyeux Noël !