Comédie Le Médecin malgré lui, Molière. Illustré par Taty Vovchek pour Plume.
Les Petits Molières

Les pièces de théâtre de Molière les plus connues à lire ou à relire

Molière reste, encore aujourd’hui, l’auteur le plus joué de la Comédie-Française. Et pour cause : ses comédies dénoncent des travers de société qui n’ont pas pris une ride, du statut de la femme aux inégalités sociales, en passant par l’avarice ou l’hypocrisie. Elles sont surtout très drôles, et plusieurs d’entre elles sont tout à fait accessibles aux enfants.

Alors par où commencer ? Voici les pièces de théâtre de Molière les plus connues, à lire, à relire… ou à voir sur scène si vous en avez l’occasion. Pour chacune, un court résumé pour vous aider à choisir celle que vous ferez découvrir à vos élèves.

Le Médecin malgré lui

Cette pièce est représentée pour la première fois par la troupe du Roi en 1666. Elle raconte l’histoire de Sganarelle, un ivrogne qui bat sa femme. Pour se venger, celle-ci fait croire à des domestiques qui cherchent un médecin pour leur maître (dont la fille est devenue soudain muette), que Sganarelle en est un, mais qu’il ne travaille qu’après avoir reçu des coups de bâton. Molière critique les pratiques médicales de son époque à travers Sganarelle, qui utilise des mots incompréhensibles ou donne des remèdes improbables. Il critique aussi la crédulité : le fait de croire n’importe quoi.

À découvrir sur Plume dans l’univers « Le palais merveilleux » : Le Médecin malgré lui, Molière. Illustré par Taty Vovchek.

Comédie Le Médecin malgré lui, Molière. Illustré par Taty Vovchek pour Plume.
Comédie Le Médecin malgré lui, Molière. Illustré par Taty Vovchek pour Plume.

Les Fourberies de Scapin

Le théâtre du Palais-Royal était en rénovation lors de la création de cette pièce. Molière a donc écrit rapidement une pièce rapide à monter et qui ne nécessite pas beaucoup de décors. Représentée pour la première fois en 1671, la pièce met en scène deux fils, Octave et Léandre, qui en l’absence de leurs pères respectifs, se sont épris de deux filles. Octave, fils d’Argante, s’est marié avec Hyacinte, une jeune fille pauvre et de naissance inconnue. Léandre, fils de Géronte, est amoureux de Zerbinette, une jeune Égyptienne de passage dans sa troupe. Octave, qui est à court d’argent, est inquiet de la réaction de son père car celui-ci revient en ville pour le marier sans savoir qu’il l’est déjà. Il demande donc l’aide de Scapin.

La pièce n’a pas eu un grand succès à sa sortie. Après la mort de Molière, la pièce est reprise par des anciens compagnons de scène : elle rencontre alors un succès tardif, mais immense.

L’Avare

Molière lisait en latin les textes de Plaute et Térence. Cette pièce, représentée pour la première fois en 1668, est adaptée de La Marmite de Plaute. Dans cette comédie de caractère, le personnage principal, Harpagon, est avare : il n’aime pas dépenser son argent. Il tente de marier sa fille Élise de force tout en protégeant sa cassette pleine d’or. Il a en effet dissimulé une cassette de dix mille écus d’or dans son jardin et craint qu’on ne la lui vole.

Le Malade imaginaire

Écrite en 1672, la pièce est jouée pour la première fois devant la Cour Royale le 10 février 1673, à Paris, dans le théâtre du Palais-Royal. Elle raconte l’histoire d’Argan, un homme qui s’imagine être tout le temps malade. Il veut marier sa fille Angélique au fils de son médecin, mais celle-ci aime Cléante. Argan s’est remarié après la mort de sa femme avec Béline, qui veut seulement hériter de sa fortune.

Dans cette pièce, Molière critique la façon dont est pratiquée la médecine à son époque : les discours incompréhensibles, les formules compliquées, les noms en latin, etc.

Les Précieuses ridicules

La pièce est représentée pour la première fois le 18 novembre 1659 au théâtre du Petit-Bourbon. Du fait de son grand succès, c’est la première pièce que Molière fera imprimer. Écrite en prose et en un seul acte, elle raconte l’histoire de deux jeunes provinciales, Magdelon et Cathos, qui viennent d’arriver à Paris. Gorgibus, respectivement leur père et leur oncle, souhaite les marier à La Grande et Du Croisy. Mais les deux jeunes femmes ridiculisent les deux prétendants, qui décident donc de se venger d’elles.

Cette pièce critique la préciosité, c’est-à-dire la recherche de la perfection – à travers l’éloquence, l’utilisation d’un vocabulaire recherchée ou bien les jeux d’esprit – afin de briller en société.

Et si vous êtes enseignant·e, venez découvrir Les Petits Molières : un concours d’écriture engagée pour permettre à tous les enfants de faire entendre leur voix grâce à l’écriture.

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